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AZF : 25 ans après, un ancien policier témoigne sur les coulisses de l’enquête

Maëlys Delprat 2 min de lecture
AZF : 25 ans après, un ancien policier témoigne sur les coulisses de l'enquête

Un regard inédit sur l’enquête

À l’aube du 25e anniversaire de l’explosion de l’usine AZF, survenue le 21 septembre 2001, Patrick Rouger lève le voile sur les coulisses de ce dossier judiciaire majeur. Ancien chef de la section documents et traces au SRPJ de Toulouse, il publie un ouvrage intitulé Le jour où… L’explosion d’AZF a ébranlé Toulouse. L’objectif, selon l’auteur cité par ladepeche.fr, est de maintenir vivante la mémoire de cette catastrophe industrielle qui a causé la mort de 31 personnes et blessé plus de 8 000 autres.

Des pistes multiples à la réalité chimique

Le jour du drame, les enquêteurs ont dû faire face à une confusion immense, nourrie par le contexte international marqué par les attentats du 11 septembre. Initialement, la piste terroriste a été explorée puis rapidement écartée, faute de preuves. Patrick Rouger évoque également la multiplication de théories farfelues ayant pollué le travail des forces de l’ordre, allant de la présence d’un sous-marin dans le canal du Midi au tir de roquette depuis les coteaux de Pech-David.

L’enquête a finalement mis en lumière un accident chimique lié au stockage du nitrate d’ammonium. L’ancien policier souligne des manquements en matière de sécurité au sein de l’usine, notamment le recours à de nombreux sous-traitants peu formés. Les investigations ont révélé qu’une erreur de manipulation lors d’un nettoyage, mélangeant du chlore et du nitrate d’ammonium, aurait déclenché l’explosion dans le hangar 221. L’ouvrage pointe également les manœuvres de Total, propriétaire de l’usine à l’époque, qui aurait dissimulé des résultats d’expertises menées en parallèle de celles des autorités.

Entre solidarité et comportements sombres

Vingt-cinq ans plus tard, Patrick Rouger garde en mémoire la solidarité exceptionnelle des Toulousains face au désastre. Il dénonce toutefois les comportements opportunistes constatés au lendemain de l’explosion, citant des pillages dans les habitations soufflées, le vol de sept tonnes de cuivre et l’usage de faux certificats médicaux par certains individus profitant de la détresse générale.

Source : ladepeche.fr

Maëlys Delprat

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