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Finances de Toulouse Métropole : la fiscalité relancée dans le débat budgétaire

Maëlys Delprat 2 min de lecture
Finances de Toulouse Métropole : la fiscalité relancée dans le débat budgétaire

La question d’une évolution de la fiscalité a resurgi lors du conseil de Toulouse Métropole, jeudi 15 octobre. Les élus débattaient du Rapport d’orientations budgétaires pour 2027, dans un contexte de tensions sur les finances de la collectivité.

Selon actu.fr, deux facteurs pèsent sur les comptes : les mesures nationales prévues entre 2025 et 2028, dont l’effet cumulé est évalué à 150 millions d’euros, et la hausse temporaire de la contribution versée à Tisséo pour financer la troisième ligne de métro.

Dette et épargne nette sous pression

L’encours de dette du budget principal atteindrait 1,3 milliard d’euros en 2026, et 1,48 milliard d’euros en consolidé. L’épargne nette, qui correspond aux moyens restant pour investir après les dépenses courantes et le remboursement de la dette, deviendrait négative entre 2026 et 2028.

La capacité de désendettement dépasserait aussi ponctuellement le seuil d’alerte de douze ans, pour atteindre 15,5 ans en 2026. La majorité métropolitaine estime toutefois que cette phase est temporaire. Elle prévoit une amélioration à partir de 2029, avec la baisse de la contribution à Tisséo et le retour d’une épargne nette supérieure à 100 millions d’euros.

Des élus demandent d’examiner les recettes

Plusieurs élus ont appelé à ouvrir le débat sur les ressources de la Métropole. Karine Traval-Michelet, maire de Colomiers et deuxième vice-présidente, a évoqué la possibilité de revoir la fiscalité si les économies et les investissements ne permettent plus d’équilibrer la situation. Elle souhaite notamment le déplafonnement du versement mobilité, payé par les entreprises.

Joseph Carles, maire de Blagnac et troisième vice-président, a également mis en avant le choix entre davantage de dette et de nouvelles recettes. Il défend le maintien de l’investissement local, tout en soulignant que des arbitrages pourraient être nécessaires.

La majorité, par la voix de Sacha Briand, écarte à ce stade tout recours à la fiscalité. Le vice-président chargé des finances considère que les difficultés sont conjoncturelles et non structurelles.

Source : actu.fr

Maëlys Delprat

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