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Sécheresse en Haute-Garonne : la Garonne sous surveillance

Maëlys Delprat 2 min de lecture
Sécheresse en Haute-Garonne : la Garonne sous surveillance

Un niveau d’alerte renforcée

Ce samedi 19 septembre 2026, la Haute-Garonne traverse une période de sécheresse marquée. Pour la première fois cette saison, la préfecture a déclenché le niveau 3 des restrictions d’usage de l’eau, dit d’« alerte renforcée ». Cette mesure interdit notamment l’arrosage des jardins et espaces verts, le lavage des voiries, des façades, des toitures ainsi que des terrasses. Selon ladepeche.fr, une telle précocité dans les restrictions n’avait pas été observée depuis 2023.

La Garonne maintenue par les lâchers d’eau

Pour garantir le débit du fleuve, les barrages pyrénéens sont largement sollicités. Franck Solacroup, directeur général de l’Établissement public territorial du bassin (ETPB) Garonne, souligne que depuis juillet, près de 45 millions de m³ d’eau ont été libérés. La semaine dernière, un quart du débit total de la Garonne à Toulouse provenait directement de ces réserves d’altitude. Si les autorités assurent qu’il n’y a pas de risque immédiat de coupure au robinet, les stocks disponibles, estimés à 75 millions de m³ en raison de travaux sur certains barrages, nécessitent une gestion prudente jusqu’au mois d’octobre.

Qualité de l’eau et enjeux financiers

La chaleur exceptionnelle de la Garonne entraîne également des conséquences sur la potabilisation. Pour contrer le développement bactérien lié à l’eau plus chaude, le traitement au chlore a été intensifié par les services de gestion de l’eau. Sur le plan économique, cette gestion de l’étiage représente un coût significatif. L’indemnisation versée à EDF pour le stockage et le lâcher d’eau peut atteindre 5 millions d’euros selon l’utilisation des réserves, auxquels s’ajoute un coût fixe annuel de 2,5 millions d’euros.

Face au changement climatique, des projets sont en cours pour augmenter les capacités de stockage d’ici 2030, tout en misant sur une réduction de la consommation et la préservation des zones humides.

Source : ladepeche.fr

Maëlys Delprat

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