Toulouse Métropole : le débat sur une hausse des impôts s’invite au budget
Les finances de Toulouse Métropole se retrouvent sous une double pression : les prélèvements prévus par l’État et le financement de la troisième ligne de métro. Jeudi, lors du débat d’orientations budgétaires, plusieurs élus ont évoqué la possibilité de revoir les ressources de la collectivité, y compris par la fiscalité.
Pour 2027, 65 millions d’euros pourraient manquer à la ville de Toulouse et à la Métropole. Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole, a dénoncé une pression financière accrue dans le cadre du projet de loi de finances.
La fiscalité évoquée par deux groupes
Karine Traval-Michelet, présidente du groupe PS et apparentés et maire de Colomiers, estime que la question fiscale devra être examinée alors que la Métropole doit poursuivre le projet de troisième ligne de métro. Elle ne souhaite pas une hausse générale des impôts, mais évoque l’impôt payé par les entreprises au bénéfice des transports.
Joseph Carles, président des élus Indépendants, a également défendu le maintien d’un niveau élevé d’investissement. Il s’interroge sur l’équilibre entre l’emprunt et la fiscalité, en fonction des projets finalement retenus. La dette de la Métropole doit atteindre 1,3 milliard d’euros à la fin de 2026.
Des investissements à arbitrer
Jusqu’en 2028, l’épargne nette de Toulouse Métropole pourrait devenir négative. Sacha Briand, en charge des finances, considère toutefois cette situation comme ponctuelle et maintient que les finances métropolitaines restent solides. Il a écarté l’hypothèse d’une hausse d’impôts portée par la majorité.
Cette contrainte financière pèsera sur la programmation des investissements à établir d’ici avril 2027. Les besoins recensés atteignent 3,8 milliards d’euros, pour une enveloppe maximale fixée à 1,9 milliard d’euros, rapporte ladepeche.fr.
Source : ladepeche.fr



