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Leishmaniose cutanée : 28 cas importés détectés à Toulouse

Maëlys Delprat 2 min de lecture

Un foyer inhabituel de leishmaniose cutanée à Leishmania major a été détecté à Toulouse. Selon courrier-picard.fr, qui a publié ces informations lundi 24 août, 28 personnes ont été diagnostiquées au CHU de Toulouse après un séjour en Tunisie entre octobre 2025 et mai 2026.

La situation tranche avec les années précédentes. Le service de parasitologie-mycologie du CHU de Toulouse enregistrait moins de trois cas par an entre 2019 et 2024. Sur les 28 infections recensées, 17 l’ont été en 2025 et 11 en 2026. Sur les six années précédentes, neuf cas avaient été comptés au total.

Des cas liés à des séjours au Maghreb

D’après les données publiées dans Eurosurveillance à la mi-août et relayées par courrier-picard.fr, l’enquête retrouve un séjour récent au Maghreb, en Tunisie ou au Maroc, pour 27 des 28 patients. Tous avaient fréquenté un milieu rural. Sept se souvenaient d’une piqûre d’insecte. Les chercheurs n’ont pas retrouvé de contact avec des rongeurs, présentés comme le principal réservoir de Leishmania major.

La maladie se transmet par la piqûre d’un phlébotome, un petit insecte pouvant véhiculer le parasite. Elle provoque des plaies sur la peau, souvent à l’endroit de la piqûre. Ces lésions peuvent disparaître sans traitement, mais elles peuvent aussi laisser des cicatrices.

Entre l’exposition supposée et le diagnostic biologique, les délais relevés vont de 31 à 213 jours. La plupart des patients ont présenté des lésions cutanées, notamment sur les membres supérieurs ou le visage. Trois ont eu des complications, dont deux surinfections bactériennes et un gonflement des ganglions lymphatiques associé à un gonflement du visage.

Des conseils de prévention avant certains voyages

La plupart des patients ont été traités par un antiparasitaire appliqué directement sur les lésions. Quatre ont reçu un médicament antifongique injectable, en raison de lésions multiples, volumineuses ou situées sur une zone sensible d’un point de vue esthétique.

Les spécialistes conseillent, avant un voyage dans une région où la leishmaniose circule, en particulier en Tunisie et en milieu rural, d’utiliser des répulsifs, de dormir sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide et de porter des vêtements couvrants en soirée et la nuit.

Source : courrier-picard.fr

Maëlys Delprat

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