Manifestation du 17 octobre à Toulouse : le préfet dénonce des violences
Deux jours après la manifestation du 17 octobre à Toulouse, le préfet de la Haute-Garonne, Fabrice Rigoulet-Roze, dénonce des violences contre les forces de l’ordre et met en cause des militants de l’ultra-gauche dans les affrontements et les dégradations.
La mobilisation a réuni jusqu’à 32 000 participants. Le préfet distingue la majorité des manifestants des groupes qu’il décrit comme préparés à l’affrontement. Une vingtaine d’interpellations ont eu lieu avant le départ de la manifestation, avec la saisie de matériel. Selon lui, un groupe de 500 à 600 personnes s’était positionné en tête du cortège, tandis qu’une autre présence importante se trouvait en queue.
Affrontements près des Abattoirs
Les premiers affrontements se sont produits après le pont des Catalans, devant les Abattoirs. Fabrice Rigoulet-Roze fait état de jets de projectiles, de boules de pétanque et de mortiers à tirs tendus contre les forces de l’ordre.
Le préfet affirme que le Capitole, la préfecture et le palais de justice ont été visés. Des groupes se sont rapprochés du Capitole avant d’être repoussés. À la préfecture, un petit groupe a été évacué en fin d’après-midi. Une tentative de barricade a également eu lieu au palais de justice.
Environ 25 commerces dégradés
Après la dispersion, quatre ou cinq groupes de plusieurs centaines de personnes se sont déplacés dans le centre-ville. Le préfet recense environ 25 dégradations de commerces et entre cinq et dix pillages. Des incendies de poubelles et des caillassages de sapeurs-pompiers sont aussi évoqués.
Au total, 107 personnes ont été interpellées, dont 37 dans des affaires liées aux pillages, rapporte ladepeche.fr.
Source : ladepeche.fr



