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Université de Toulouse EPE : créé en 2025, il coordonne sans effacer les diplômes

Laura Perrin 7 min de lecture
Université de Toulouse EPE : maquette de l’orbite institutionnelle Formation Recherche Gouvernance

L’Université de Toulouse EPE est un nouvel établissement public expérimental créé le 1er janvier 2025. Il porte un projet commun d’enseignement supérieur et de recherche autour de l’Université de Toulouse, issue de l’ex-université Toulouse III-Paul Sabatier, et de l’École d’Ingénieurs de Purpan. Pour les candidats, les étudiants et les personnels, le principal changement concerne l’organisation collective du site. Les établissements conservent leurs repères, leurs formations et leurs diplômes, tandis que la coopération devient plus structurée.

Un EPE pour construire une université plus intégrée

EPE signifie Établissement public expérimental. Ce statut permet à plusieurs acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche de bâtir une organisation commune, avec une gouvernance de site et des priorités partagées. Chaque établissement peut toutefois conserver un fonctionnement adapté à ses missions, à ses formations et à son identité.

Quiz : Université de Toulouse EPE

Le terme « expérimental » ne signifie donc pas que les études ou les diplômes seraient en phase de test. Il désigne un cadre institutionnel évolutif, conçu pour faire progresser la coopération entre établissements. L’objectif est de réunir les forces académiques du territoire, de faciliter les projets interdisciplinaires et d’améliorer la visibilité nationale et internationale de l’ensemble universitaire toulousain.

Une coopération renforcée, sans fusion immédiate

L’EPE repose sur une logique de subsidiarité. Ce qui peut être décidé ou réalisé au plus près des formations, des laboratoires ou des établissements n’a pas vocation à être centralisé sans raison. À l’inverse, les sujets qui gagnent à être traités collectivement, comme la stratégie scientifique, les partenariats, l’innovation, le rayonnement international ou la politique de site, peuvent être portés à l’échelle de l’Université de Toulouse.

On peut comparer cette organisation à une orbite : chaque établissement conserve sa trajectoire, ses compétences et ses repères, mais évolue dans un même cadre. Pour les étudiants, cela signifie que mutualiser une stratégie ne revient pas à uniformiser tous les cursus. Les effets attendus concernent plutôt les passerelles, les projets communs et la lisibilité des expertises, notamment en santé, dans le spatial, l’aéronautique, l’agriculture, l’agroalimentaire, les sciences fondamentales, les sciences appliquées et les sciences humaines et sociales.

De la Comue au futur grand établissement : les repères à retenir

La création de l’EPE s’inscrit dans une transformation progressive de l’organisation universitaire locale. Ce changement dépasse une simple modification de nom : l’EPE doit reprendre progressivement les missions interuniversitaires auparavant portées par la Comue de Toulouse et préparer une nouvelle étape à l’horizon 2028.

Rapport d’activité 2024 de l’Université de Toulouse – Découvrez le bilan officiel des actions et résultats de l’établissement en 2024, avant la création de l’EPE Université de Toulouse.

Structure Rôle principal Ce qu’il faut comprendre
Comue de Toulouse Coordination entre plusieurs établissements Ses missions interuniversitaires sont appelées à être reprises progressivement par la nouvelle organisation.
Université de Toulouse EPE Porter un projet commun de formation, de recherche et de gouvernance de site Créée le 1er janvier 2025, elle fournit le cadre de transition et de coopération renforcée.
Grand établissement Aboutissement institutionnel envisagé L’horizon annoncé est 2028, avec l’ambition d’une université pluridisciplinaire plus visible et attractive.

La période expérimentale peut durer jusqu’à 10 ans maximum. Cette durée laisse le temps d’ajuster la gouvernance, de préciser les coopérations et d’évaluer le fonctionnement collectif. Elle ne correspond pas à un calendrier automatique : l’émergence du futur grand établissement dépendra des étapes effectivement menées par les partenaires. Entre-temps, l’EPE sert de cadre à la mise en place du projet commun.

Quels établissements sont concernés et que devient Purpan ?

Le socle de l’EPE réunit l’Université de Toulouse, issue de l’ex-université Toulouse III-Paul Sabatier, et l’École d’Ingénieurs de Purpan en tant qu’établissement-composante. Cette appellation décrit une participation structurante au projet commun. Elle ne signifie pas que l’école cesse d’exister en tant qu’établissement ou que son fonctionnement soit immédiatement absorbé par une structure unique.

Purpan conserve sa personnalité morale et juridique

L’École d’Ingénieurs de Purpan reste dotée de sa personnalité morale et juridique. Concrètement, son intégration à l’EPE ne signifie pas la disparition de son nom, de son identité pédagogique ou de ses diplômes. L’école participe à une stratégie universitaire élargie, tout en conservant son positionnement dans les domaines de l’agriculture, de l’agroalimentaire et des transitions associées.

Cette continuité apporte un repère utile aux étudiants et aux familles. L’appartenance à l’EPE vise à développer les collaborations et la reconnaissance du site, sans remplacer du jour au lendemain les parcours suivis dans chaque établissement. Pour connaître les modalités précises d’une formation, d’une inscription ou d’un diplôme, il reste préférable de consulter la page de l’établissement qui la porte.

Des objectifs académiques et territoriaux communs

Le projet associe ambition internationale et ancrage territorial. Il met en avant l’excellence académique, la recherche, l’innovation, le développement durable, l’ouverture et le bien-être des étudiants comme des personnels. Il cherche aussi à rendre plus visibles les collaborations entre disciplines et les relations avec les écosystèmes socio-économiques du territoire.

Les domaines cités couvrent des secteurs complémentaires, de la santé au spatial, de l’aéronautique à l’agriculture et à l’agroalimentaire, sans oublier les sciences fondamentales, les sciences appliquées et les sciences humaines et sociales. Cette diversité doit permettre à l’Université de Toulouse de porter des projets communs tout en conservant la spécialisation des établissements. La coopération concerne donc la formation, la recherche et l’innovation, mais aussi la visibilité du site.

Les informations institutionnelles sont accessibles sur le site officiel de l’Université de Toulouse. Pour une inscription, une admission ou un calendrier, il faut ensuite se référer à la formation et à l’établissement concernés. Les démarches ne deviennent pas automatiquement identiques du fait de la création de l’EPE.

Formations et candidature : l’exemple de la licence Sciences et Humanités

L’EPE ne correspond pas à une formation unique. Il porte un environnement universitaire et scientifique plus large. Pour un candidat, l’approche la plus fiable consiste à partir du diplôme visé, puis à vérifier son établissement porteur, ses attendus, son calendrier et ses modalités d’admission. L’organisation commune ne remplace pas les informations propres à chaque cursus.

La licence pluridisciplinaire Sciences et Humanités illustre cette logique. Le cursus est organisé en L1, L2 et L3. Les deux premières années reposent sur un tronc commun, tandis que la L3 permet une orientation vers la communication scientifique ou l’éducation. L’encadrement prévoit notamment un directeur des études, un enseignant référent et du tutorat. La formation comprend aussi du contrôle continu en travaux dirigés et travaux pratiques, un stage ainsi qu’un projet de professionnalisation ou de recherche.

Admission, frais et critères examinés

La candidature s’effectue via la fiche Parcoursup de la formation. Un niveau C1 en français est demandé pour s’y inscrire, ainsi qu’un niveau B dans au moins une langue étrangère. Les frais de scolarité indiqués sont de 178 euros par année. Ils s’élèvent à 0 euro pour les étudiants boursiers, selon la fiche de formation.

  • 50 % : résultats scolaires ;
  • 10 % : méthodes de travail ;
  • 5 % : savoir-être ;
  • 30 % : motivation et cohérence du projet ;
  • 5 % : engagements, activités et centres d’intérêt.

En 2025, 30 places étaient offertes pour 535 candidats. Parmi eux, 356 ont pu recevoir une proposition d’admission et 30 ont choisi d’intégrer la formation. Ces chiffres donnent une idée du niveau de concurrence et de l’importance d’un projet de formation motivé précis. Celui-ci doit relier les acquis scolaires, les intérêts du candidat et la réalité d’un parcours pluridisciplinaire.

La licence peut ensuite conduire vers des masters et des parcours de spécialisation, selon l’orientation construite au fil du cursus. Le choix de la formation doit donc tenir compte à la fois de son organisation en L1, L2 et L3, de ses enseignements, de ses modalités d’encadrement et de ses possibilités de poursuite d’études. L’EPE donne un cadre commun, mais les conditions concrètes restent liées à chaque diplôme et à l’établissement qui le propose.

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