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Soliha Haute-Garonne : un rapport détaille les causes de la liquidation

Maëlys Delprat 2 min de lecture
Soliha Haute-Garonne : un rapport détaille les causes de la liquidation

La chambre régionale des comptes d’Occitanie a présenté ce vendredi 2 octobre son rapport sur Soliha Haute-Garonne, Soliha Méditerranée et Soliha Tarn-et-Garonne. Selon ladepeche.fr, l’examen commun des trois associations a mis en évidence des liens financiers, des écritures comptables entre elles et des défaillances de contrôle.

Soliha Haute-Garonne a été placée en liquidation le 10 juillet 2026, un jour après Soliha Méditerranée. Ces associations étaient chargées d’accompagner des publics vulnérables. Pour la directrice de la chambre régionale des comptes, les personnes accompagnées ne trouvent finalement pas toujours le service attendu.

Des pouvoirs concentrés et peu encadrés

À partir de 2023, le directeur général Pierre Castéras concentrait les pouvoirs concernant les contrats, les opérations bancaires, les recrutements et les licenciements. Le rapport relève l’absence de mécanisme formalisé l’obligeant à rendre compte aux présidents des associations.

Les magistrats critiquent également le rôle des conseils d’administration. En Haute-Garonne, le contrat du directeur avait été signé avant la consultation du conseil pourtant prévue par les statuts. Pierre Castéras reconnaît des erreurs, tout en soulignant auprès de ladepeche.fr que la gestion relevait aussi d’un travail collectif.

Dépenses, rémunérations et recrutements examinés

Entre 2020 et 2025, la masse salariale cumulée a augmenté de 53 %, pour atteindre 6,75 millions d’euros. Des cadres ont été recrutés avant des licenciements économiques sur d’autres postes. La rémunération brute annuelle du directeur a pour sa part progressé de 54 % entre 2021 et 2023, alors qu’il disposait de trois contrats de travail.

Le rapport mentionne aussi des avantages en nature non déclarés, le cumul de tickets-restaurant et de repas payés par carte bancaire, ainsi que 18 amendes de véhicules réglées par l’association pour 1 595 euros. Pierre Castéras admet une erreur sur les tickets-restaurant et indique que les véhicules étaient utilisés par plusieurs collaborateurs.

La chambre a relevé 158 217 euros de dépenses par carte entre 2020 et 2025, dont certaines prestations ou achats n’ont pas été confirmés ou retrouvés dans les inventaires. Cinq chèques, d’un montant total de 10 880 euros, ont aussi été établis à l’ordre du directeur en 2024 et 2025. Il les présente comme des remboursements d’avances. Enfin, quatre prestataires proches ont facturé 236 000 euros, dont la société de son frère.

Source : ladepeche.fr

Maëlys Delprat

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