À Toulouse, des locations Airbnb utilisées comme maisons de passe
À Toulouse, des locations de courte durée sont utilisées par des réseaux de prostitution pour installer des maisons de passe discrètes et temporaires. Selon ladepeche.fr, le phénomène s’est développé depuis la crise du Covid et touche aussi des mineures, parfois très jeunes.
Le journal rapporte ce dimanche que trois affaires survenues la semaine dernière à Toulouse ont mis en lumière cette pratique, difficile à repérer pour les forces de l’ordre. Les quartiers Saint-Michel, Côte Pavée et Saint-Aubin sont cités dans ces dossiers.
Trois affaires en quelques jours
Dans la nuit du 14 au 15 août, quartier Saint-Michel, la police est intervenue dans un appartement loué sur Airbnb. Des clients étaient orientés vers le logement pour des relations tarifées. Deux adolescentes en fugue se trouvaient sur place, dont une mineure de 16 ans. Le proxénète présumé, âgé de 21 ans, a été jugé en comparution immédiate et condamné à quatre ans de prison supplémentaires, dont trois ferme, selon ladepeche.fr.
Trois jours plus tard, une autre intervention a eu lieu à la Côte Pavée, dans un appartement d’une petite cité HLM. Une jeune majeure a affirmé être séquestrée et contrainte à enchaîner les passes. Deux hommes de 20 et 23 ans, originaires du Maine-et-Loire, ont été placés en garde à vue puis écroués avant un jugement prévu mi-octobre pour proxénétisme.
Le samedi 22 août, vers 3 heures du matin, quartier Saint-Aubin, un client a prévenu la police après avoir eu un doute sur l’âge d’une jeune fille. La mineure avait 14 ans, était espagnole, en fugue et munie de faux papiers, rapporte ladepeche.fr.
Un phénomène difficile à détecter
Selon ladepeche.fr, ces réseaux utilisent des logements anonymes, réglés à distance et parfois accessibles avec une boîte à clés. Les jeunes femmes et jeunes filles changent aussi de ville pour éviter d’être repérées.
Une magistrate toulousaine citée par le journal confirme que la prostitution des mineurs prend de l’ampleur. Les victimes décrites sont souvent en rupture familiale, en fugue ou suivies par l’aide sociale à l’enfance, et particulièrement vulnérables.
La réponse passe par les interventions de police, les gardes à vue, les incarcérations provisoires et les poursuites judiciaires. Airbnb affirme de son côté que les signalements sont pris au sérieux et que la plateforme peut supprimer des comptes, accompagner les hôtes ou collaborer avec les forces de l’ordre.
Source : ladepeche.fr
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