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À Toulouse, l’opposition porte la mobilisation lycéenne au conseil municipal

Maëlys Delprat 2 min de lecture
À Toulouse, l’opposition porte la mobilisation lycéenne au conseil municipal

La mobilisation des lycéens doit s’inviter au conseil municipal de Toulouse, vendredi 9 octobre. Le groupe d’opposition Demain Toulouse annonce la présentation d’un vœu demandant à la Ville de soutenir les jeunes et d’appeler le gouvernement à renforcer les moyens de l’Éducation nationale, selon lejournaltoulousain.fr. À Toulouse, le feu au lycée Roland-Garros a touché une entrée récemment construite de l’établissement.

Cette initiative intervient après dix jours de mouvement. Mercredi matin, des élèves se sont mobilisés devant les lycées Ozenne et hôtelier. La manifestation de la veille avait rassemblé environ 13 000 personnes selon les autorités, contre 30 000 selon les organisateurs.

Des demandes sur les moyens et les conditions d’étude

Demain Toulouse dit soutenir les revendications des lycéens tout en condamnant les violences. Le groupe souhaite notamment que la Ville appuie les demandes liées aux classes surchargées, aux absences d’enseignants et à l’état des bâtiments scolaires. Sont également évoqués les personnels médico-sociaux, dont les infirmières et les AESH, ainsi que la plateforme Parcoursup. Cette prise de position intervient alors que la mairie prépare une formation périscolaire à Toulouse.

Le vœu prévoit aussi de demander des interventions proportionnées des forces de l’ordre. Pour l’opposition, la municipalité doit prendre position sur le mouvement. Le groupe reproche à la majorité de ne pas avoir suffisamment pris en compte la mobilisation. Le Journal Toulousain ne rapporte pas de réponse de la mairie dans cet article.

Une compétence d’abord nationale et régionale

L’autre groupe d’opposition, Vivre Mieux, a lui aussi apporté son soutien aux élèves. Il réclame davantage de professeurs et critique la réponse municipale, qu’il juge centrée sur les débordements plutôt que sur les causes du mouvement.

La Ville de Toulouse n’a toutefois pas la responsabilité de l’ensemble des sujets soulevés. L’État est compétent pour l’Éducation nationale et les personnels enseignants. La Région intervient sur les bâtiments des lycées. La démarche de l’opposition vise donc avant tout à obtenir un soutien politique de la municipalité. Le projet de budget 2027, qui prévoit 1 588 suppressions de postes d’enseignants titulaires, nourrit aussi les inquiétudes exprimées. Le déplacement toulousain de Fabien Roussel s’est notamment distingué par un appel à renverser la table adressé aux militants communistes.

Source : lejournaltoulousain.fr

Maëlys Delprat

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