Toulouse · Haute-Garonne · Occitanie Contact

Toulouse Actualité

L'actualité de Toulouse et de sa métropole

Économie

Toulouse : le débat sur le versement mobilité inquiète les entreprises

Maëlys Delprat 2 min de lecture
Toulouse : le débat sur le versement mobilité inquiète les entreprises

Le financement des transports collectifs pourrait revenir dans les débats sur le projet de loi de finances pour 2027. À Toulouse, une demande de relèvement du plafond du versement mobilité suscite l’opposition du Medef Haute-Garonne.

Le 28 juillet dernier, 22 présidents de grandes autorités organisatrices de mobilités ont écrit au Premier ministre. Parmi eux, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole. Ils demandent que le texte budgétaire permette de relever le taux du versement mobilité, selon lopinion.com.

Une contribution payée par certains employeurs

Le versement mobilité est payé par les employeurs comptant au moins 11 salariés. Il constitue une source de financement des transports publics locaux. France urbaine, l’association présidée par Jean-Luc Moudenc, estime que les collectivités ont besoin de nouvelles marges pour développer les réseaux, renouveler les équipements et décarboner les déplacements.

L’association s’appuie sur une estimation du Groupement des autorités responsables de transport : hors Île-de-France, l’impasse financière cumulée des autorités organisatrices de mobilités pourrait approcher 23 milliards d’euros en 2035. Le plafond applicable aux grandes autorités hors région parisienne est fixé à 2 %, alors que certains territoires franciliens peuvent aller jusqu’à 3,2 %.

Le Medef estime le surcoût à plus de 100 millions d’euros

En Haute-Garonne, le Medef s’oppose à toute hausse du versement mobilité métropolitain. L’organisation patronale indique que les employeurs de la métropole toulousaine versent actuellement 2,15 % de leur masse salariale.

Selon ses calculs, une hausse de 0,6 point, portant ce taux à 2,75 %, représenterait plus de 100 millions d’euros supplémentaires par an pour les entreprises du territoire. Pour une PME de 50 personnes, le Medef évoque un surcoût annuel supérieur à 10 000 euros.

France urbaine défend, de son côté, un éventuel relèvement décidé localement, encadré, associé à des investissements et précédé d’un dialogue avec les acteurs économiques. L’objectif affiché est de financer les transports sans solliciter le budget de l’État.

Source : lopinion.com

Maëlys Delprat

Partager cet article

Retour en haut