Spatial à Toulouse : le projet Bromo et l’avenir des emplois au centre des débats
Quel avenir pour les emplois et les entreprises du spatial à Toulouse ? Deux rendez-vous se tiennent les 27 et 28 octobre, jusqu’à ce mercredi, avec des priorités différentes. La CGT organise les Assises du spatial à la Bourse du Travail, tandis que Novaspace réunit les professionnels au Space Summit for a Resilient Future, avec le soutien de la Région Occitanie.
L’enjeu est important pour le territoire : l’Occitanie compte 14 000 emplois et plus de 400 entreprises dans le spatial, soit plus de 40 % des emplois français du secteur, rapporte france3-regions.franceinfo.fr. À Toulouse, cette activité rassemble notamment Airbus Defence and Space, Thales Alenia Space, le CNES, des PME et des établissements de recherche et de formation.
Bromo : des inquiétudes sur les effectifs et les compétences
Le projet Bromo prévoit de rapprocher les activités spatiales de Thales, d’Airbus et de Leonardo. Présenté comme un moyen de créer un champion européen face à des acteurs comme Starlink, il suscite les réserves de Thomas Meynadier, délégué CGT chez Thales Alenia Space à Toulouse.
Le syndicaliste redoute une baisse des effectifs par le non-remplacement des départs à la retraite. Selon son estimation, environ 30 % des salariés concernés pourraient partir dans les trois à cinq ans suivant la création de la nouvelle entité. Il craint des conséquences sur les emplois et sur la transmission des compétences.
Thomas Meynadier défend plutôt des coopérations industrielles et une politique de long terme. Il s’interroge également sur la place du CNES face à un regroupement des activités industrielles.
Deux approches de l’avenir de la filière
Aux Assises, la CGT met en débat les besoins auxquels le spatial doit répondre, les conditions de travail et les conséquences environnementales de ses activités. Elle entend défendre des emplois de qualité et une filière tournée vers les besoins collectifs.
Le sommet organisé par Novaspace privilégie l’innovation, les partenariats économiques et la capacité du secteur à faire face aux crises. Il vise à rapprocher les besoins des utilisateurs des solutions industrielles et à favoriser de nouvelles collaborations, notamment grâce à des visites d’entreprises et d’infrastructures en Occitanie.
Source : france3-regions.franceinfo.fr



